Chroniques d'Irvelic 2

Publié le par Sombrelün

A.giflors que je surveillais les lectures de mon apprentit, penché sur mon épaule, on me tira par la manche. Gavin me demanda avec son sourire angélique, comme seuls les enfants peuvent le faire:

- On peut avoir la suite de ton histoire?

Je souris et lui indiquais du menton l'épais tapis devant la cheminée où attendait déjà son frère, avant de m'y installer en tailleur et poursuivre là où je m'étais arrêté. 

La réalité pouvait exister à présent, abritant en son sein un monde qui ne demandait qu'à se développer. Et, comme tous les autres endroits, cette réalité possédait des esprits dormant, attendant en rêvant d'avoir un domaine où régner. Les terres d'Irvelic eu donc sur ces esprits l'effet d'un réveil matin, qui les sortit d'un sommeil qui aurait pu être sans fin.

Pour que vous puissiez imaginer leur comportement, essayez de deviner comment vous réagirez devant une table couverte de gâteaux à l'heure du gouté. Ce fut... effroyable! Chacun voulait la plus grosse part du gâteau, heu... de l'orange, de la serviette, de la chaussure ou tout ce que ça pouvait être d'autre.

Breen avait réussit à voler un peu du feu de Steit, voulu le mettre en sureté sous la terre qu'il contrôlait bien, alors que le volé rappelait à lui l'objet du litige de toute sa puissance naissance. Il en naquit des volcans qui éructèrent à la surface de ce monde.

Jayne voulu amasser sous elle le plus d'eau possible pour la protéger des autres, créant ainsi les mers et les océans. L'eau s'étant retiré, elle mit à nu les terres, qui n'étaient que traversé par quelques filets d'eau: les fleuves et les rivières.

Farry, ayant réussit à rafler un peu de terre, le porta dans les airs qu'elle maitrisait, hors de porté de Breen. C'est ainsi que trois lunes vinrent à flotter dans nos cieux.

- Trois lunes... mais il n'y en a que deux là-haut! Elle est passé où la troisième?

- C'est Aslun, les mages l'ont attiré vers nous et y ont creusé une ville avant de la placer au bord du monde.

- Euh... Sombrelün, de l'eau, de la terre, du feu et de l'air... fit à son tour Karvel. Il y en a bien des choses sur cet objet oublié.

- Parce que ce n'est pas n'importe quel objet. N'oubliez pas qu'il est tout de même d'origine divine. Où en étais-je... Ah oui!

Dans tous les cas, après avoir passé un millénaire ou deux à se tirer dans les pattes, les esprits décidèrent de faire la paix, de fixer leur domaine comme il l'était et de ne plus lorgner sur celui du voisin. Vous avez d'ailleurs peut-être reconnu les quatre esprits élémentaires: la terre fut à Breen, le feu à Steit, l'eau à Jayne et l'air à Farry.

Il y avait aussi d'autres esprits, mais soit leur domaine était trop restreint ou encore inexistant pour que leurs querelles aient une certaine importance, soit ils étaient au-dessus de ces chamailleries, c'est pourquoi je n'en parlerais pas.

Les choses devinrent plus paisible sur les Terres d'Irvelic, enfin... façon de parler. Ne risquant plus de se prendre une catastrophe naturelle sur le coin de la figure, la vie commença timidement à se développer, d'abords les plantes, puis les animaux et enfin le petit peuple. Là aussi, ils devaient se battre pour un bout de terre où pousser, un peu d'eau à boire, un coin d'herbe à brouter, ... Mais cette fois-ci, il n'y eu pas de trêve, la vie étant un combat permanent, c'est manger ou être manger.

Il eu néanmoins des compromis et des alliances, permettant à tout ce petit monde de vivre tranquillement, dans l'indifférence des autres réalités qui ignoraient l'existence de celle-ci, du moins... pour l'instant.

 

- Mais Somb', tu n'as pas dit pourquoi les lunes et la bougie tournent autour de nous...

- C'est à cause de la curiosité des esprits qui les habitent, Gavin. Ils sont obligé de rester à distance, mais ne peuvent s'empêcher de vouloir suivre ce qui se passe ici-bas. Ils tournent donc continuellement autour de nous pour pouvoir tout voir.

- Ça veut dire qu'ils nous voient en ce moment?

- Oui, et qu'ils pourront me dire si vous vous êtes bien lavé les mains avant d'aller gouter!

L'enfant jeta un coup d'œil un peu inquiet vers le plafond, avant de filer vers la salle d'eau. Karvel, moins naïf, le suivit plus calmement, un sourire amusé en coin.

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