Entrée en Terres d'Irvelic
'étais rentré dans ma famille pour lui annoncer mes résultats, lui dire où j'allai et empaqueter mes affaires. J'avais entassé dans une grande malle tout ce que pouvais avoir besoin, ce à quoi je tenais et qui ne fonctionnait pas à l'électricité, puis rejoint à l'université Feuxfollets qui avait fait de même. Le dragon jeta un coup d'œil à ma malle, puis à la sienne, sa sœur jumelle contenant son précieux trésor chocolaté, avant de la lacéré de deux coups de griffes bien placés et remarquer:
* Voilà, je ne pourrais pas la perdre de vue quand tu les porteras. *
Nous étions fin prêt pour nous diriger vers notre Porte, les deux malles lévitantes me suivant sagement, Tipiu sommeillant sur mon chapeau, et nous la franchîmes.
De l'autre coté, nous étions sur une estrade légèrement descendante dans une salle aux murs de pierres. D'ailleurs, à peine venais-je d'y mettre un pied, qu'un jeune garçon partit en courant... Je poussa du coude Feuxfollets:
- Arrête de sourire, tu as fait peur à ce gamin...
Mais il fallait croire que mon hypothèse était erronée, puisqu'il revint assez rapidement avec des hommes en livré et un autre assez jeune avec un cercle de métal sur le front.
Celui-ci inclina légèrement la tête alors qu'il prononça solennellement:
- Nous, Seigneur Ernez IV, vous souhaitons au nom de tous les Irveliciens la bienvenue sur ces terres, Maitre Sombrelün. Laissez-donc les domestiques se charger de vos bagages.
L'accueil des plus surprenant ne me permit pas de réagir alors qu'un des serviteurs voulu empoigner la malle griffée. Aussitôt Feuxfollets gronda, menaçant:
* Pas touche, deux-pattes! Ça c'est à moi! Grrrr! *
- Euh... oui, mieux vaut que vous n'y touchiez pas, remarquais-je. Celle-ci contient le trésor de mon compagnon, et la mienne est plutôt lourde. Ne vous inquiétez pas, je m'en occupe.
D'un sort rapidement murmuré, les deux malles reprirent leur lévitation, et je pu demander:
- Vous sauriez où je peux trouver le mage Kolban?
- Il viendra quand il viendra, ne vous faites point de mouron, Maitre! reprit de façon suspecte l'homme couronné. Si nous le permettez, nous vous indiquerons vos appartements où vous pourrez vous rafraichir et...
- Rah que je te tiens, chenapan d'Ernez! intervint soudainement un homme, ayant environ un demi-siècle, faisant valser d'une pichenette les gardes tentant de s'interposer.
Ça sentait le sortilège, et le nouveau venu portait une robe et un chapeau: un mage. C'est ce que confirma le seigneur:
- Ah! Maitre Kolban! Mais quelle bonne surprise! La route a été bonne?
- Autant qu'elle peut l'être avec deux roues sur quatre, gronda le mage, mais je me suis souvenu d'un p'tit sort de lévitation qui m'a permis de venir à temps, à ce que je vois. C'est MON mage, pas le tient! Et j'ai une lettre de l'Archimage - que jamais sa volonté faiblisse! - le prouvant! Ce jeune mage doit venir dans MA tour, et non dans TA cours!
- Mais ça fait des années que je lui en demande un, et là il est dans MON château! Et...
J'étais plus ou moins prit de cours par cet échange musclé, mais vu comment les gardes et les domestiques se jetaient des regards en coin, limite en train de prendre des paris, ce ne devait pas être la première fois, ni la dernière. C'est un peu ce qui me poussa à intervenir:
- Euh... messieurs, j'ai là une lettre de l'Archimage disant que je devais me mettre à la disposition du mage Kolban.
- Ah! Tu vois! triompha le mage, j'avais raison! Allez, viens petit, ne nous attardons pas plus.
Les deux malles furent chargées à l'arrière d'une carriole à laquelle il manquait deux roues, sur deux essieux différents, sans que ça n'ai l'air de troubler son équilibre. Elle était tracté par un équipage de ce qui ressemblait un peu à des autruches à poils.
J'écris ces mots alors que la charrette avance dans un silence étrange, de part sa semi-lévitence, mais aussi par un sort d'immobilisation de l'air par le mage Kolban sans que je n'en comprenne la raison.
Il fallait dire que je n'avais pu franchir la porte que tard dans la soirée à cause d'un incident de charrette renversée et de moutures affolé, et que la calèche semi-lévitante et particulièrement silencieuse amenait à sommeiller et réduisait par la même occasion mes capacités de réflexion.