16/01: visite d'une amie
'était mon dernier jour de stage, j'avais fini par prendre mes marques dans le bureau de mon maitre de stage. Le nuage de la pièce ne me craignait plus, et enfin ne m'accueillait plus avec une bonne averse. Les mius sur les talons, je commençais par les tâches quotidiennes, c'est à dire désherbage dans les différents plants.
Quand le professeur entra, il remarqua à peine ma présence, perdu dans ses pensées, comme à son habitude. Le voyant chercher frénétiquement quelque chose dans ses placards, je m'inquiétais:
- Professeur... Mirly s'est encore sauvée?
- Hein? Ah! Non, elle est sage aujourd'hui, c'est... c'est l'eau minéral que je cherche... Tu n'y as pas touché?
- Non professeur, la bouteille est juste derrière vous, là où vous l'avez laisser hier.
- Non! Pas celle-là, elle est juste bonne pour les plantes! Je cherche celle qu'on m'a apporté hier des Forêts des Milles Illusions, une cuvé du printemps.
A deux, nous réussîmes à remettre la main sur cette fameuse bouteille, qui était cacheté comme les meilleurs vins. Il la mit au frais dans la cuve d'eau de pluie, et me demanda de débarrasser la table sous le chêne avant de la dresser pour deux avec une composition floral. Mais attention hein, pas de bouquets ou de fleurs coupés, il faut pouvoir les replanter après!
Tout ceci ajouté au fait qu'il s'absenta un moment pour se changer et me donna mon après-midi, me mirent la puce à l'oreille: un rendez-vous se préparait! Mais... avec qui?Je terminais les dernières tâches, quand un parfum fruitée me fit relever le nez de mon plant de simples. Les mius, d'ailleurs, me quittèrent pour courir à la rencontre de la nouvelle venue avec moult couinements.
Elle avait le teint d'un blanc pâle moucheté de noir, comme l'écorce de boulot, et ses cheveux entouraient son visage fin comme la ramure d'un arbre son tronc, sans pour autant rester statique, dansant sous la fine brise parcourant le bureau. La dryade portait une robe de mage vert tendre, mais de chapeau. Je ne songeais même à lui faire remarquer cet oublis, étant éblouis par son sourire, avant d'être rapidement congédié par le professeur d'herbalisme.