Solune chap2,6
près une bonne nuit de sommeil à l'auberge de Julius, j'avais repris la route, avec dans ma besace le poids confortable d'une belle part de tourte de Margot pour le déjeuné.
Le vieil André, après avoir apprit que je débutais tout juste en magie, m'avait conseillé d'aller rendre visite à un ami à lui, initié en ces choses là. Il m'avait indiqué que sa demeure était à moins d'une journée du village, et c'est dans cette direction que j'allai, la grenouille au vent.
A l'endroit indiqué, je trouvai une chaumière construite en haut d'une butte. Un homme bêchait son potager alors qu'un épouvantail effrayait une poignée de moineaux. Aucune trace de tour de magie dans le coin... Me serais-je trompé ?
L'homme dû me remarquer, perplexe sur le chemin, car il me héla :
- Vous ne cherchez pas un de vos confrères par hasard ? (Coup de menton vers mon chapeau)
- Bah...si... On m'avait dit qu'il y en avait un ici mais...
- Pas de soucis, vous l'avez trouvé !
N'étant que deux dans les environs, et comme il était certain à peu de chose près qu'il ne s'agissait pas de l'épouvantail, j'en conclu que c'était lui, le mage. Devant mon air surpris, il expliqua en souriant :
- Je me nomme Nadus et exerce la profession de mage depuis environ 15 ans. J'ai abandonné l'idée de porter la tenue réglementaire quand je jardine : je suais abondamment au soleil dans la robe de velours, et le chapeau n'arrêtait pas de me tomber sur les yeux.
- Mais... les mages ne vivent pas normalement dans d'immenses tours titillant les nuages ?
- ça, c'est bien bon pour les citadins, ricana mon aîné. A la campagne, on a autre chose à faire de nos pierres, et puis, mon dos ne supporterait pas autant d'escalier...
Il posa sa bêche et m'invita à avancer de la main :
- J'ai l'impression que tu débutes dans le métier (on peut se tutoyer, hein ?). Entre donc à l'intérieur pour que je t'explique certaines choses.
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