06/05: chez Tig', acte II
Une grande agitation régnait dans la colonie. Les enfants balayaient les rues, et nettoyaient les huttes en peau. Les plus grands sélectionnaient des chèvres et les attachaient aux piquets de la place, ou étalait des produits artisanaux sur des couvertures devant les huttes. Quand aux anciens, ils vérifiaient au minimètre près l’emplacement d’étranges pierres plates et miroitantes, placé autour de la colonie.
Bien que nous pressions Tig’ de questions, il se contenta d’évaluer l’heure à la course du soleil, pour nous répondre d’attendre un peu et de ne pas nous éloigner. En effet, quelques temps plus tard, les retardataires se dépêchèrent de gagner la colonie, et cela commença…
Le miroitement des pierres s’étendit, ceinturant les huttes. L’air se troubla au dehors, avant de se stabiliser. La colonie avait été déplacée au beau milieu d’un marché. Tig’ consentit enfin à nous expliquer : nous n’avions pas réellement bougé. Les pierres avaient juxtaposé des bouts de réalités, créant ce "marché", des dizaine de colonie comme celle de Tig’, normalement loin de tout. Il nous conseilla de ne pas chercher à quitter le marcher, et surtout d’être de retour avant la fin du marché. Il nous laissa flâner, sous la garde du grand chien, devant garder l’étal familial.
Apparemment, chaque colonie a ses spécialités artisanale et de bétail, traquant entre elles en fonction de leur besoin. Avant l’heure fatidique, le chien nous ramena jusqu’au clan de Tig’, et celui-ci, en le remercia, l’appela "mon oncle". Devant notre air perplexe, il cru bon de rappeler que toute sa famille est garou, son oncle prenaient sa deuxième forme le week-end. Je comprends maintenant pourquoi il avait empêché Rosémauve d’aller gratter le menton au petit dernier…