11/02: tigre et dragon
Pour lier d’amitié avec notre dragon, on nous a conseillé de passer le plus de temps possible avec lui. Je suis donc sortis sur l’esplanade pour rendre visite à Feufollet, qui m’accueilli en mâchouillant mon bourdon, heureusement qu’il est solide.
Alors que je jouais avec lui, je remarque des vêtements sur un rocher, ceux de Tig’. Je regardais autour de moi, craignant qu’un dragon ou un Troll n’en ait fait qu’une bouché, quand je vis deux tâches blanche au loin dans la steppe : Grêlon et un tigre de sibérie.
Cela peut paraître étrange, mais c’est la première fois que je le vois sous cette forme. Certes, il lui arrive de la prendre partiellement, notamment en sport sous le coup de l’adrénaline, mais il s’était toujours contrôler pour garder au moins sa lucidité humaine.
Tig’ s’arrêta soudainement, reniflant l’air autour de lui. Pris d’un doute, je vérifia le sens du vent, qui avait sans aucun doute porté dans toute la steppe l’odeur alléchante d’un encas. Il s’avança vers moi à petites foulées, le dragonnet sur les talons.
Je me remémora le cours de survie faces aux animaux sauvages. Face à un prédateur, ne jamais lui tourner le dos et fuir, ce serait adopter le comportement d’une proie, t donc d’un futur casse-croûte. Ne pas non plus adopter une attitude menaçante, ce serait le provoquer, et un humain (même un apprenti Mage) ne peut faire le poids face à 250kg de muscles, de griffes et de dents. Il faut donc n’entrer ni dans la catégorie encas, ni dans celle des concurrents.
Pendant mes réflexions, Tig’ s’était déjà bien rapprocher, et commençait à ralentir, pour ne pas faire de bruit, s’aplatissant dans l’herbe rase pour ne pas être vu.
C’est mauvais signe… Je lutta contre mes réflexes pour rester immobiles, cherchant à ne paraître qu’un insignifiant rocher ou arbuste (ni proie, ni concurrent). Il continua de s’approcher doucement, et me renifla attentivement. Mon camouflage mental devait être efficace, car il frotta longuement son museau contre ma robe, histoire d’inclure l’insignifiant arbuste ou rocher que je prétendais être à son territoire.
Puis il se coucha non loin de ses vêtements, et attendit que le taux d’adrénaline dans son sang diminue. Dès que sa morphologie le lui permis, il se rhabilla, et me demanda, légèrement amusé, s’il m’avait fait peur. Dans ses paroles, un léger soupçon d’inquiétude contredit l’hypothèse qu’il est été maître de lui à tout instant.