Solune, chap7,6
adus avait tissé des sortilèges d'illusion et de répulsion autour de nous pour tromper nos poursuivants, ce qui n'empêchait pas Feun d'aller inspecter régulièrement les environs. Assit dans un fossé, je peinais à retrouver mon souffle. Dans ma course effréné, j'avais déchiré ma robe et failli perdre mon chapeau. Le mage violet, assit à coté de moi, n'était pas en meilleur état, mais demanda:
- Ça va aller Solune?
- Mais... qu'est ce qui se passe? demandais-je.
- Des mages voulaient ton coquelicot, répondit Feun de la butte où il guettait, pour accomplir eux-même le Songe.
- Mais... je leur aurait bien donné volontiers, je ne sais même pas quoi en faire...
- Sauf que selon eux, il faudrait le prendre sur ton cadavre pour que le transfert de tache est lieu.
Il est vrais que vu comme ça, ça n'avait plus du tout le même attrait. Il continua:
- Pour l'instant, il y a deux grandes tendances: l'une veut ta mort, l'autre te préfère vivant. Chacune est divisé en plusieurs faction qui se regrouperont contre celle qui t'aurait mit la main dessus.
- Et vous? demandais-je soudainement, pourquoi vous êtes resté avec moi?
Les deux mages s'entre-regardèrent se jaugeant mutuellement et Nadus remarqua:
- Les prophéties, ce n'est jamais agréable quand ça te tombe dessus, il faut se serrer les coudes.
- Et puis, ce qu'on fait avec la magie est déjà pas mal. A quoi ça servirait de pouvoir déplacer les montagnes? Hum? Mais ce n'est pas tout, on cause, on cause, mais on a tous les mages de Garnë aux trousses. Il faut qu'on se dégotte un coin tranquille le temps que ça se calme. Où donc ils ne nous chercheront pas?
- Euh... j'ai bien une idée, mais... je ne sais pas trop où ça se trouve. On m'avait dit que vous, vous le sauriez surement.