Solune, chap5,8
'est la lumière du jour qui me réveilla, et non la bourrade de Feun. Bizarre... On partait toujours à l'aube d'habitude... J'ouvris les yeux, intrigué. Le campement était désert, du moins, ce qui restait du campement. Les cendres du feu avaient été dispersé, et il ne restait rien des affaires du mage orange. Mais où était-il passé? S'il s'était juste éloigné du campement, il aurait laisser ses besaces.
Assez inquiet, je mis tout de même à chauffer deux portions de gruau, m'attendant à le voir arriver à tout instant. Mais... je ne le vis pas sortir de nul par, son léger sourire sur les lèvres. N'ayant plus aucune raison supplémentaire de rester, je plia mes affaires et reprit la route, uniquement accompagné d'Akroa.
***
Feun marchait d'un pas vif sur le chemin, respirant à plein poumons l'air frais du petit matin. Bien que le ciel promettait un temps clément, quelque chose le tirlupinait: il avait l'impression d'avoir oublier un truc. Mentalement, il fit l'inventaire de ses possésions, vérifiants qu'il les avaient bien prises en partant.
Musette OK, gourde OK, bourdon OK, son caleçon? Ok aussi. Mais alors, c'était quoi?! Il avait bien son chapeau vissé sur la tête, et ses doublures de vêtements ne s'étaient pas allégé durant la nuit.
Une mouche vint l'importuner ses reflexions, mais qu'attendait donc Akroa pour l'attraper?... Akroa?... Sombrelün! Le mage se tapa le crâne en jurant:
- Par la pointe de mon chapeau! Nadus avait eu raison, j'ai oublié Sombrelün ce matin...
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