20/11: voleur d'incantation
Nous travaillons nos devoir au réfectoire, quand Tig’ se pencha sur mes feuilles pour voir comment je m’y prenais pour un exercice mais râla, ne pouvant rien lire :
- Tu es obliger d’écrire aussi mal ?
- C’est que j’écris vite, répondis-je. Pour les partiels, je m’applique pour que ce soit lisible. Mais moi, je n’ai pas de problème pour me relire.
- Tu es bien le seul… grogna-t-il en replongeant dans ses propres feuilles. Un étudiant s’approcha de nous :
- Dis Sombrelün, tu as fait l’exercice de runes pour jeudi ? Je peux te le prendre ?
Je lui tendis la feuille en question et il repartit à sa place. Je souffla à Tig’ :
- Ce qui est aussi bien pratique quand on écrit mal, c’est qu’on n’est pas embêté par les voleurs d’incantations.
- Les quoi ?
- Les voleurs d’incantations, expliqua Rosémauve. C’est des étudiants qui te demande tes exercices parce qu’ils ne les font pas. Aider, moi je veux bien, mais pas systématiquement et sans retour, sinon ça devient de l’exploitation. Tu as beau leur dire non, il te le demanderont tout le temps, et si par malheur tu cède à un, tu as toute une nué qui te tombe dessus. Mais Sombrelün n’a pas de soucis avec eux : qu’il leur donne ou non ses exercices, ça revient au même puisqu’ils ne pourront pas le lire.
L’étudiant revint pour me rendre ma feuille, assez embêté, et renouvela sa requête mais cette fois-ci à Rosémauve.
- Je ne les ai pas avec moi, répondit-elle, mais Ros’O doit avoir les siens.
- Non, c’est bon, ça ira. Euh…Tig’ ?
- Je travaille, grogna le garou, ‘faut pas me déconcentrer.
- D’accord. Pas de problème.
Et il repartit, penaud, les mains vides, obligé de faire son travail lui-même.
Publicité