Retour d'une longue expédition

Publié le par Sombrelün

Q.gifue vous dire... vous vous êtes inquiété de mon silence? Je dirais que moi aussi! Que ne ferait-on pas pour faire plaisir pour son Maitre, c'est moi qui vous le dit! Mais... en quelque sorte, je me répète, comme je suis quasi certain que vous ne savez où je vais, ni d'où je viens.

Commençons donc par le commencement, et comme dans les séries télévisées (bien qu'inconnues en Irvelic) par un rappel des épisodes précédents.

 

Précédemment, dans les aventures abracadabrantesque de votre mage préféré (ou pas):

Des incidents étranges se produisaient la nuit, dans les environs de Yorret, d'origine tout d'abord mystérieuse, avant que je pose l'hypothèse d'une manifestation du petit peuple. Ledit petit peuple est celui de l'imaginaire, allant des farfadets aux fées en passant par les gnomes, totalement bigarré et hétéroclites, n'ayant qu'un seul point commun: ne pas dépasser les trois pommes de haut.

Il sembla que je sois le seul mage ayant quelques connaissances sur ce petit peuple, l'ayant étudié en option à l'université de sorcellerie, et fut envoyé manu-millitari régler le problème de Yorret. Il s'agissait en vérité de fées qui estimaient que les bucherons s'approchaient un peu trop à leur goût de leur bosquet. Parlant heureusement le féérique (une réorientation dans mon cursus, pour pallier mes problèmes avec l'elfique), je pu servir d'intermédiaire et mettre tout le monde d'accord pour que les troubles de Yorret cessent.

La présence des fées étant jusque-là totalement insoupçonnée dans les terres d'Irvelic, et étant promu par défaut spécialiste du petit peuple, mon Maitre m'envoya dans la forêt de Scily, où elles résident, pour en apprendre un peu plus sur elles. Ma première expédition se déroula fort bien, où je pu compulser toutes légendes et coutumes.

 

 

 

Et... si je parle d'une première expédition, c'est qu'il y en eu une deuxième, dont je reviens tout juste. Il y a un bon moment de cela, mon Maitre m'avait mandé de cartographier les terres d'Irvelic, ce que personne jusqu'à présent n'avait eu le temps de faire. Pour tout dire, nul ne sais même sur quel type de monde nous sommes, s'il s'agit d'une grosse boule comme dans ma réalité d'origine, un disque, un anneau, une part de pizza, une toupie... ou un monde plat soutenu par quatre éléphants eux-mêmes juché sur la carapace d'une tortue. Mais là, je m'égare...

Donc, je disais, mon Maitre m'avait mander de cartographier ce monde, ce à quoi je m'étais attelé avec rigueur, cartographiant les parties des terres d'Irvelic explorées et connues, c'est à dire les Plaines Venteuses et le Bord du Monde. Ma présent expédition avait pour but, je le disais, d'y ajouter un nouveau bout de ces terres, la Forêt de Scily, qui m'a posé bien des problèmes techniques.

 

D'une part, je ne pouvais user de la même méthode que pour mes précédentes cartes, c'est à dire, faire survoler la zone par Tipiu, mon familier ailé. Car au dessus d'une forêt... il aurait pu guère me montrer autre chose que des arbres. Je n'avais donc d'autre choix que de me jeter au cours du problème, et par la même occasion, dans une forêt dense et profonde.

Et je peux vous dire au combien elle est dense et profonde... Je n'avais eu pour me préparer que les récits des fées, et je peux vous dire aussi qu'on n'a pas du tout la même vision des choses quand on n'est pas plus grand qu'une pomme et demi, doté d'autant plus d'une à deux paires d'aile, que quand vous mesurez 1 mètre 65 avec uniquement vos pieds comme mode de locomotion...

Je pensais pouvoir me déplacer plus vite qu'elles, mais je ne pu franchir comme elles des fourrés épais ou des amas d'acacia aux épines acérées. Je craignis de ne jamais en revenir, mais me voilà enfin, ayant de nouveau le plaisir de noircir ces pages.

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